retour à la page d'accueilaccueil |  Nous écrire nous écrire |  liens utilesliens utiles |  plan du siteplan du site |  plan d'accesplans d'accès |  annuaireannuaire |  environnement numerique de travailportail (ENT) |  | ENG
logo Université de Lorraine
CULTURE SCIENTIFIQUE ET TECHNIQUE
34 Cours Léopold - CS 25233 - 54052 NANCY Cedex |  FRANCE
Tél 33 (0)3 83 54 50 54 70 | Fax 33(0)3 54 50 54 01
Accueil / Cst / A la Une / Grain à moudre / Les traces des gallo-romains dans la biodiversité de nos forêts

 Les traces des gallo-romains dans la biodiversité de nos forêts

Lorsqu'un chercheur de l'INRA parle des traces des gallo-romains dans les forêts françaises, il ne s'agit pas pour lui de jouer les Indiana Jones pour y retrouver les trésors enfouis depuis des siècles. Le sujet de prédilection de Jean-Luc Dupouey, directeur de recherches au Laboratoire Écologie et Écophysiologie Forestières concerne l'étude de la diversité biologique de la flore en fonction du sous-sol. Retour sur sa conférence présentée le 17 février dernier au Muséum-Aquarium de Nancy.

Les zones actuellement recouvertes de forêts ne l'ont pas toujours été. Les forêts françaises ont connu un minimum surfacique pendant la révolution industrielle du XIXe siècle, où la France est passé d'une société dominée par l’agriculture et l’artisanat à une société commerciale et industrielle. Un minimum appelé « transition forestière » que l'on peut constater dans tous les pays industrialisés. La surface des forêts a doublé durant les deux siècles derniers, passant de 9 à 16 millions d'hectares (soit une progression moyenne de 40 000 hectares par an).

En 1995, en plein questionnement sur le phénomène des pluies acides, les forestiers s'inquiétèrent du jaunissement anormalement géométrique des sapinières. En consultant le cadastre napoléonien de 1835, les chercheurs se sont aperçu que ces zones de jaunissement coïncidaient avec des occupations passées différentes. Plus étonnant encore, ils ont pu mettre au jour une différenciation de la végétation en fonction de l'usage passé du sol. Épierrement, labour, fertilisation… sont autant de techniques agricoles qui, au cours des siècles, ont modifié la composition des sols. Par exemple, un ancien jardin compte plus d'espèces nitrophiles (qui aiment l'azote) que d'anciens labours, pâtures ou forêts.

En forêt de Haye, c'est en observant des reliefs peu naturels que l'INRA et la DRAC ont décidé d'initier des fouilles. Aidés par imagerie laser, ils ont pu mettre à jour aux abords d'une voie romaine, de nombreux objets gallo-romains datant de -50 av. J.-C à 270 de notre ère.

Image du sol de la forêt de Haye réalisée à partir des mesures par Lidar, un laser embarqué en avion pour la mesure précise au décimètre près du relief du sol. Il fonctionne à travers la végétation. Chemins forestiers, ruines, voies romaines enfouies y sont identifiables. (© DRAC, INRA, ONF)

Imprimer cette pageimprimer cette page

Dernière modification : 01/04/2011  |  Auteur : Etienne Haouy